Chaque année entre 2008 et 2018, le Collectif des femmes leuzoises fête la journée internationale de droits des femmes. Aux alentours du 8 mars avaient lieu des débats, des projections cinéma, des expos, des ateliers créatifs et/ou de réflexion…

Très actif, ce collectif de bénévoles militait également de manière très concrète pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales, en organisant des séances de conseil juridique ou des lignes d’écoute.

Peu à peu, des associations ont pris le relais, et la journée du 8 mars fut réorientée vers des démarches plus récréatives.

Entre temps, le collectif s’est également ouvert plus largement aux questions de genre, ainsi qu’aux questions plus internationales, abordant notamment des thèmes des conditions de travail dans l’industrie du textile (proche de notre histoire bonnetière leuzoise), ou encore de la question des clichés hommes/femmes, garçons/filles. Ces deux thèmes ont débouché sur des expos construites avec la participation de nombreuses écoles, groupes associatifs, et d’ateliers mis sur pieds pour l’occasion. Il s’agit de « La balade des fringues » en 2011, et de « Clash aux clichés » en 2015.

Par la suite, les membres du groupe se sont investies chacun dans des projets différents, le collectif s’est peu à peu dissout, relayées toutefois par les associations qui avaient pris part aux projets précédents.

Cette grande aventure, démarrée au départ d’un groupe de bénévoles soutenu ensuite par le centre culturel et d’autres associations telles que Vie Féminine, l’Action Chrétienne Rurale des Femmes, le Plan de Cohésion Sociale, le Planning Familial… aura mené de nombreux projets, menant à son terme les projets concrets. Cela aura marqué le centre culturel par la thématique du genre et plus largement de l’égalité des chances.

En 2014, le Centre culturel de Leuze a mené sa première analyse partagée u territoire dans le cadre du décret du 21/11/2013 via le projet intitulé « LeLeuzoscope», un vaste projet de «sondages créatifs».L’objectif était de définir les lignes forces de l’action du centre culturel pour les années 2016 à 2020.

Ces sondages ont débuté par une série de questions:

Comment rêvez-vous l’avenir à Leuze? Quels sont les défis qui vous semblent importants pour l’avenir socioculturel de votre entité? De quoi êtes-vous fiers, et que voudriez-vous au contraire changer?

Voilà des questions vastes mais tellement importantes pour l’avenir… En tant que Centre culturel local, nous avons entendu les avis de chacun d’entre vous pour faire bouger les choses avec vous et construire de manière concertée les actions que nous pouvons mener ensemble avec les outils propres au Centre culturel.

Pour commencer ce sondage citoyen, nous avons mené diverses activités : sondages par vidéo-trottoirs et portraits photo, illustration d’une cartographie de Leuze rêvée par les enfants, réalisation d’un parcours sonore par les étudiants de l’Athénée, forum citoyens, G100…

Deux axes de travail principaux ont été dégagés de ces sondages: la valorisation et la participation. Ils ont guidé le travail du centre culturel jusque fin 2020.

Ci-dessous vous pourrez trouver quelques exemples des sondages réalisés à l’occasion du Leuzoscope

Comment apprendre à grandir dans le respect de l’autre, garçons et filles respectueux les uns des autres ?

Avec la Commission Pluri’Elles ( désormais renommé REC) et dans le cadre de la journée de la femme, le Centre Culturel a choisi d’aborder la thématique des clichés hommes/femmes, appelés également « préjugés sexistes » autour d’une exposition participative.

Notre but était d’inviter chacun et chacune à prendre conscience des stéréotypes qui nous conditionnent parfois dans nos comportements et dans nos relations aux autres afin de pouvoir s’en détacher.
Du 7 au 20 mars 2014, une exposition collective a été mise en place en proposant les créations des groupes participants aux côtés de créations d’artistes professionnels et des temps d’échanges autour de cette expo-événement.

Ce projet a été organisé par la Commission Pluri’Elles ( désormais renommé le REC), en collaboration avec l’ACRF, les Plannings familiaux Le Safran et Au Quai, l’ONE, la Ligue des Familles, Amnesty International, les FrouFrou. Et avec le soutien de la ville de Leuze-en-Hainaut.

L’exposition collective veillait également à proposer des ateliers techniques et créatifs :

– atelier fabrication d’une lampe avec du matériel de récup
– atelier initiation à la marqueterie
– ateliers customisation d’une chaise (technique de collages)
– ateliers détournement de Barbies contre clichés

L’inauguration de l’exposition proposait une visite décalée par deux comédiennes de la compagnie « Les Causeuses” ainsi qu’un concert des Solid’Elles, une chorale engagée dans la défense des droits de la femme, de l’homme et des enfants.

La semaine s’est ensuite poursuivie par une conférence

« Comment développer son esprit critique face aux clichés ? Qu’est-ce qu’un stéréotype ? » avec Sylvie Lausberg, suivie de la projection d’un film documentaire « Sexy Inc » explorant l’hypersexualisation de notre environnement et ses effets nocifs sur les jeunes.

L’exposition s’est clôturée par un spectacle d’Impro des « Souffleurs de mots » où les comédiens ont construit leur spectacle sur les propositions du public sur le thème « les stéréotypes » ainsi que par un show transformistes des « Affolantes » avec une grande pointe d’humour et d’esprit osé et décalé !

Le projet «Exil!» nous est apparu comme une nécessité. Au cours du mois de septembre 2015, plus de 500 réfugiés ont été accueillis au sein de la caserne Saint-Jean à Tournai.

Pendant que certains migrants sont accueillis sous les applaudissements, une partie de la population grince des dents. Très vite, devant tant de discordance et d’acerbité, le sujet nous a semblé virulent, il est donc devenu indispensable de trouver une solution, de trouver un traitement qui aide à façonner l’esprit critique de façon étique, responsable et citoyenne.

L’Exil c’est notre Histoire à tous, c’est l’Histoire de l’Humanité.

Nous avons proposé au public leuzois une série d’évènements :

Journée à FEDASIL

Dans le cadre des “Samedis découvertes” proposé par le Plan de Cohésion Sociale

Embarquez une journée à FEDASIL de Charleroi afin de vivre une expérience inédite :  vivre une journée dans la peau d’un réfugié. Au programme de ce jeu de rôle : accueil des immigrés, découverte des chambres et de la cantine, prises d’empreintes,  interviews, rencontres avec les réfugiés…

Ateliers d’écriture

Chacun porte, dans sa famille ou plus simplement dans la mémoire collective de sa  société, des souvenirs forts liés à l’immigration. Nous avions proposé deux séances  d’ateliers d’écriture autour de récits de vie, afin que le public puisse mettre en forme, par  l’écriture, ses souvenirs réels ou ré-imaginés de l’exil !

Avec la Compagnie « MAPS »

Marina (Ciné-club)

1948! C’est l’histoire de Rocco jeune italien. C’est l’histoire d’un départ vers la terre  promise, la Belgique. C’est l’histoire des mines, du charbon, d’une langue étrange et  de pâtes à la cassonade. C’est l’histoire d’un amour, d’un rêve,d’une passion; la  chanson. C’est l’histoire de Rocco Granata, ce jeune migrant italien devenu 10 ans  plus tard un des plus grands chanteurs de la variété italienne.

Exposition EXIL !

L’exposition EXIL présentait le travail d’écriture et photographique des élèves de 5-6-7ème secondaires  du Centre Educatif St Pierre, des élèves de 7ème de l’institut de St Luc ainsi que des participants à  l’atelier d’écriture.

L’exposition présentait également le travail du collectif de céramistes « Interlude ».

Les comédiens de la Cie Maps ont préparé une visite interactive de l’exposition.

EXILS 1914 (Théâtre)

Exils 1914 c’est un projet qui convoque le passé de la Première Guerre Mondiale sous un angle tout à fait original, celui de l’exode, de la migration, de la déportation, dans l’intention  de mieux interroger les phénomènes contemporains de l’Exil.

Un choc temporel qu’on retrouve dans le spectacle dont les récits – largement documentés – sont secoués par des médias modernes, invitant ainsi le présent à se mêler de l’Histoire.

En collaboration avec le Service provincial des Arts de la Scène – Avec le soutien de la Maison culturelle d’Ath.

Le projet des Renc’Arts est né en 2015, à l’occasion des 20 ans du Centre culturel. Nous voulions offrir un anniversaire «en grand», accessible à toutes et à tous. Notre objectif? Aller à la rencontre des citoyens leuzois, mieux connaître les villages et entrer dans une démarche de création participative de projets culturels.

Une manière de marier l’art et la rencontre… Celle des gens, les jeunes, les moins jeunes, les habitants, les écoles… mais aussi celle des histoires locales, les petites, les grandes, celle que l’on raconte autour d’une tasse de café ou dans les livres d’Histoire.

La rencontre aussi d’un territoire, de ses sentiers, de ses artistes et de ses artisans, de savourer les produits du terroir.

L’idée de faire voyage une tente berbère pendant 15 jours d’un village à l’autre nous permettait de sortir de nos murs, d’être présent sur le terrain à la manièrede forains. Lorsque les lampions s’allument, le Renc’Art commence. En réalité, cela fait déjà plusieurs mois que le village explose d’idées et d’initiatives!

Rapidement, nous avons donné une structure générale aux Renc’Arts, une sorte de squelette de base que chaque village pourrait habiller à sa manière.

Le projet des Renc’Arts s’est clôturé en mai 2020 à Leuze, après être passé dans chacun des villages de l’entité.

Un aperçu des Renc’Arts aux villages est accessible via les galeries photosci-dessous, ou encore en consultant la brochure téléchargeable via ce lien

Un jeune sait quoi

 

 

Ce vaste projet scolaire créatif intitulait « UN JEUNE SAIT QUOI » porté sur l’initiation aux différentes disciplines artistiques auprès des élèves de l’entité de 2,5 ans à 18 ans, soit de la pré-maternelle aux 6ème secondaire, durant la période de décembre 2016 à mai 2017.

« Un jeune sait quoi » visait à initier les enfants, les jeunes, à l’art et la culture à travers la découverte d’un univers artistique, d’une démarche créative et d’expression sur la thématique « Un monde pour demain ».

 

Chaque tranche d’âge se voyait proposer un artiste et une technique.

Dans le cadre d’une pédagogie transversale, le projet visait à mettre en relation la pratique artistique et culturelle avec les autres champs du savoir (français, latin, éducation aux médias…) afin d’offrir une alternative aux formes traditionnelles d’apprentissage ; en stimulant les facultés sensorielles, la curiosité, l’imagination, la créativité et l’expression.

 

Chaque artiste travaillait à une création dans les murs de l’école (résidence in situ) ou en atelier (les élèves se déplacent), le but étant que les élèves, l’enseignant et l’artiste créent ou construisent ensemble une œuvre commune sur la thématique du monde de demain.

 

Un des objectifs de ce projet était d’aboutir à une production artistique : scénique, picturale, sculpturale théâtrale, musicale,…

 

La clôture du projet « Un jeune sait quoi » a eu lieu le 13 mai 2017.

Lors de cet événement les réalisations des élèves ont été présenté sous la forme d’une grande exposition.

 

Présentation des artistes

Maternelles :

  • Eugénio Furino,Artiste illustrateur de l’ASBL Blanc Murmure à Quaregnon. Il a accompagné les petits dans l’univers artistique d’Hervé Tullet, auteur-illustrateur et graphiste, et incontestablement un auteur incontournable de la littérature jeunesse. Comme l’auteur français, Eugenio a veillé à susciter la spontanéité des participants.

 

1re et 2e primaires :

  • Xavier Simon, Assistant social de formation, Xavier Simon utilise la culture comme vecteur d’émancipation chez les jeunes. Il est surtout le chanteur dans le groupe de ska festif « Skarbone 14 » et du groupe jeunesse « Bric & Broc ». Régulièrement, il anime des ateliers d’écriture de chansons avec des enfants. Réaliser un album avec les jeunes de l’entité est le défi que nous lui avons proposé.

 

3e et 4e primaires :

  • Régine Riou: Après six années passées au sein de l’académie des Beaux-Arts de Charleroi en photographie, Régine Riou décide de parfaire sa formation à Paris. Le défi que nous avons lancé à Régine est celui de réaliser des photos avec presque rien. C’est comme un tour de magie…

 

5e et 6e primaires :

  • Laurent Duvinage: Installé à Tournai, l’artiste a réussi à se faire un nom reconnu dans le milieu de l’Art en remportant plusieurs prix au cours de ces dernières années. Ses installations se composent de planches de bois de récupération sur lesquelles s’animent de petits personnages peints.

 

 

Secondaires:

  • Geoffrey Delinte: Diplômé de l’académie des Beaux-Arts en 2012,Geoffrey Delinte rejoint l’association “ Cheval de Quatre ” qui lui permet de réaliser des Bandes Dessinées ainsi que de donner des animations dans divers salons, écoles, Centres culturels, etc… Cette expérience lui ouvre les portes de la Bibliothèque de Mont-de-L’Enclus où il est animateur socio-culturel depuis 2014.

 

  • Bruno Delmotte:Vous avez seûr’mint ormarqué qu’ pou l’moumint on parle brammint des ch’tis. Nous eautes au Centre Culturel de Leuze comme on n’est jamais in r’tard i-a pus d’ein an in pinsant à les activités qu’on pourreot organiser pou nos écoles on s’a dit qu’cha s’reot fin bin d’faire parler nos jeonnes in patois.

 

  • Badi:Tout feu, tout slam ! Badi mène ses ateliers slam au sein des écoles, des maisons de jeunes ou encore des prisons. Dompteur de mots la nuit, il a sorti plusieurs albums salués largement par la critique. Quant à la scène, elle ne lui est pas non plus étrangère, Badi s’est produit sur différentes scènes comme à BOZAR, au Waga Hip-Hop du Burkina Faso et à collaborer avec James Deano et Stromae… Rien que ça !

 

Merci aux directeurs, enseignants et élèves des écoles… Maternelles, primaires et secondaires, du Centre Educatif Saint-Pierre de Leuze-en-Hainaut, Saint François de Sales, l’école de la rue de Tournai et de la rue du Bois, les écoles libres et communales de Pipaix, de Thieulain et de Grandmetz, l’école de Blicquy, de Tourpes et l’école de Bon-Air, les écoles de la rue du Rempart et de Chappelle-à-Wattines.

 

Ce projet est soutenu par le Fifty One de Leuze et le Service Provincial de la Jeunesse.

PHOTOS (à sélectionner stp) : https://www.dropbox.com/sh/cx4o4hi29fs3s5l/AAB82oxeajMGg_9BTxviER_1a?dl=0

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Fin juin 2019, un parcours spectacle a été organisé dans le parc du Roy de Blicquy, un magnifique écrin de verdure (privé) situé au cœur du village qui avait vu naître à l’issue du Renc’Art (2016) un comité de village particulièrement dynamique et inventif.

Fin 2018 déjà, quelques membres du Comité de village de Blicquy rêvaient de mettre sur pieds un parcours spectacle dont ils seraient les créateurs et acteurs. Après quelques rencontres et séances de travail permettant de « cadrer » le projet, nous avons pu entamer le travail avec des artistes professionnels – La Compagnie « Sur le Fil » et « La Bonnetterie » ASBL – pour construire la matière autour du sujet qui avait été choisi : raconter l’histoire du village au travers de scène de théâtre et de haltes chantées. Nous voulions que les habitants intéresés par le projet puissent y trouver ne place, sur les planches ou en coulisse (à la création des décors et des costumes, à l’écriture des textes et des chansons, dans la logistique ou encore derrière le bar). Nous voulions également que l’école communale du village puisse y prendre une place aves ses élèves dès la maternelle, et nous voulions également associer l’Ecole « La Porte Ouverte » (enseignement secondaire spécialisé).

Une grande trame a alors été dessinée : la colonne vertébrale du projet était tracée, les ateliers ont pu commencer!

Les ateliers participatifs ont alors été mis sur pieds entre février et juin 2019 : une équipe d’écriture a été constituée, une équipe déco, une équipe chansons, plusieurs équipes de théâtre et de costumes et une équipe logistique. L’école communale du village a également été associée au projet.

Et les 21 et 22 juin 2019, c’était le grand weekend ! Le parcours-spectacle a été joué à 7 reprises, accueillant une soixantaine de personnes à chaque fois (et nous avons dû refuser pas mal de monde, malheureusement).

Le rôle du centre culturel a été d’accompagner le projet de sa genèse à son aboutissement, au départ pour canaliser le projet et fédérer différents acteurs autour de celui-ci, ensuite pour assurer la coordination générale et logistique du parcours-spectacle, en collaboration étroite avec le comité de village et les artistes en charge de la coordination artistique.

Questions/réservations:

info@cultureleuze.be

069/662 467